Partie 1
Une dynamique en plein essor, mais une maturité inégale.
Les lacunes opérationnelles et les leviers pour rester dans la course.
Dans le rapport Marketing à l’ère de l’IA : état des lieux, nous analysons comment le critère de réussite de l’IA en marketing évolue : on ne mesure plus les outputs, mais les résultats concrets. Nous examinons également ce qu’il faut pour que les organisations passent de l’adoption à un véritable impact métier. Les résultats révèlent que, si le recours à l’IA s’accélère, la maturité opérationnelle nécessaire pour le transformer en performances mesurables accuse encore un décalage — et le coût de cet écart se traduit par des opportunités manquées et une valeur inexploitée. Plus de 8 équipes marketing sur 10 ont laissé passer une opportunité le trimestre dernier, faute de pouvoir réagir à temps, et seulement 7 % ont intégré l’IA de façon à générer des résultats commerciaux mesurables. Les dix informations clés qui suivent expliquent pourquoi ce point de friction persiste, où la valeur commence à émerger et ce qu’il faudra pour combler l’écart entre l’activité IA et une performance marketing régulière.
La quête permanente de vitesse et de montée en échelle en marketing s’accompagne désormais d’une exigence tout aussi pressante : prouver sa valeur. Les équipes subissent une pression croissante pour stimuler l’activité commerciale et gagner en efficacité simultanément. Ce serait déjà un défi dans n’importe quel environnement. La tâche est encore plus ardue dans un contexte où les attentes des clients évoluent rapidement, où les canaux se transforment en temps réel et où la fenêtre de réaction marketing ne cesse de se réduire.
L’IA est de plus en plus perçue comme le levier capable de rendre tout cela possible. Pourtant, la plupart des organisations en sont encore aux prémices de la transformation de cette promesse en résultats tangibles.
Notre enquête mondiale auprès de responsables et de praticiens du marketing révèle un optimisme marqué quant au déploiement à grande échelle de l’IA, mais rares sont les organisations parvenues à l’intégrer dans leur flux de Travail de manière à générer un impact métier concret. Pour la grande majorité d’entre elles, l’IA reste une couche tactique superposée aux processus existants, plutôt qu’une source d’avantage structurel.
Saisir cet instant exige une redéfinition plus large de la valeur de l’IA. La question n’est plus de savoir dans quelle mesure l’IA peut accélérer les activités, mais plutôt à quel point elle peut transformer la création, l’activation et l’optimisation en un véritable moteur de performances intégré. Les organisations qui bâtissent ce type d’orchestration seront les mieux placées pour exploiter le potentiel de l’IA et offrir les interactions de haute qualité qu’attendent désormais les clients d’aujourd’hui.
Partie 1
Les lacunes opérationnelles et les leviers pour rester dans la course.
1re conclusion :
Les équipes marketing affirment avoir appris à tenir le rythme des campagnes intensives. Pourtant, pour la plupart d’entre elles, cette rapidité repose sur des workflows surchargés, largement manuels et difficiles à maintenir dans la durée.
affirment que leurs workflows sont capables de soutenir des campagnes rapides ou à haute fréquence.
reconnaissent que cela génère des tensions, représente un véritable défi ou s’avère tout simplement impossible.
À RETENIR
Les équipes marketing trouvent des moyens de lancer des campagnes plus rapidement, mais souvent au prix d’une pression croissante sur leurs workflows. Dans la plupart des organisations, l’IA a davantage accéléré la création de contenu que les étapes qui l’entourent, lesquelles continuent de fonctionner de manière cloisonnée et à leur propre rythme. Les tensions se manifestent lorsque les ressources de création progressent lentement à travers les étapes de révision et de conformité, lorsque les transferts entre équipes et outils retardent l’activation, et lorsque les informations sur les performances restent isolées du processus d’idéation et de création plutôt que d’y être réinjectées. Pour accélérer sans épuiser les équipes, les organisations doivent repenser leurs workflows avec l’IA au cœur du dispositif, afin que les équipes puissent créer, réviser, activer et optimiser de manière fluide tout au long d’un cycle de vie connecté.
2e conclusion :
POINTS CLÉS
Les transferts entre équipes, les délais de validation et le manque de disponibilité des données sont autant de points de rupture récurrents dans la dynamique marketing. Pour les équipes qui pilotent des campagnes en temps réel, des expériences continues et des cycles d’actualisation de publicités, ces délais ont un coût direct sur l’engagement et le chiffre d’affaires. Pour maintenir l’agilité nécessaire à la performance, les responsables marketing doivent pouvoir produire, personnaliser et remixer le contenu de manière encadrée et maîtrisée, sans retomber dans les listes d’attente ni fragmenter les flux de travail.
Insight 3
des organisations prévoient d’accroître leurs investissements en IA dans les 12 à 24 prochains mois.
se déclarent prêtes ou très prêtes à déployer l’IA à grande échelle dans les 12 à 24 prochains mois.
ont intégré l’IA dans leurs workflows et en mesurent déjà l’impact concret.
Graphique 1
Graphique 2
POINTS CLÉS
La plupart des organisations marketing ont dépassé le stade des premiers pilotes IA. Plusieurs équipes expérimentent, les investissements progressent et la confiance dans la mise à l’échelle est élevée. Pourtant, l’usage de l’IA reste largement ad hoc et cloisonné. Le contenu est créé à un endroit, révisé à un autre, activé ailleurs, et les données de performances sont stockées séparément de tout le reste. Tant que les équipes ne parviennent pas à établir une boucle continue entre performances et création — en s’appuyant sur des informations en temps réel pour orienter la prochaine meilleure création et activation —, l’écart entre adoption et impact métier mesurable persistera.
Partie 2
Cas d’usage, capacités et passage des résultats aux impacts concrets.
Insight 4
L’IA apporte le plus de valeur là où les équipes peuvent cibler, tester et optimiser rapidement. C’est pourquoi les plus grandes opportunités de canaux se concentrent autour des environnements à forte intensité de performance.
À RETENIR
Le marketing par segment, l’expérimentation et le marketing en temps réel arrivent en tête car ils sont au plus près des résultats de performance, en alliant précision, rapidité et optimisation itérative. Mais ils sont aussi particulièrement exigeants en termes d’exécution — ce qui explique peut-être pourquoi les dirigeants et les praticiens n’évaluent pas de la même façon la valeur de l’IA.
Les dirigeants considèrent l’expérimentation comme un cas d’usage à fort impact dans une proportion bien plus élevée que les praticiens (85 % contre 60 %). Ces derniers savent mieux ce que demande réellement un test rapide et une optimisation continue : des métadonnées fiables, une nomenclature cohérente des ressources et des signaux de performance en temps réel. Sans ces fondations, la rapidité que permet l’IA s’effondre avant même de se traduire en résultats concrets.
Insight 5
s’attendent à ce que l’IA assume la responsabilité principale de la génération de variations de contenu multi-ressources ou multicanal en 2026.
CONCLUSION
L’IA prend progressivement en charge le rôle de production derrière la création de contenu à grande échelle. Cette évolution ne se résume pas à produire du contenu plus rapidement : elle permet à l’IA d’accomplir le Travail nécessaire pour adapter le contenu sans les contraintes manuelles qui ont longtemps rendu la véritable personnalisation à grande échelle impraticable. Ce qui compte désormais, c’est la capacité de l’IA à rendre ces variations exploitables concrètement — avec les outils de Contrôle et les workflows adaptés pour générer des variantes rapidement, décliner le contenu selon les marchés, personnaliser les messages pour chaque audience, et accélérer la réutilisation et l’assemblage des ressources dans tous les formats et canaux.
Insight 6
CONCLUSION
À mesure que l’IA démultiplie les volumes de contenu, la capacité à mesurer ce qui fonctionne devient un défi plus complexe — et plus stratégique — à relever. Les dirigeants attendent de l’IA qu’elle aille au-delà de l’Exploitation en aidant les équipes à boucler la boucle entre création, activation et performances : en attribuant les résultats aux décisions créatives, en faisant remonter les facteurs qui stimulent l’activité commerciale et en suggérant la meilleure action suivante en temps réel. La plupart des organisations progressent encore vers cette capacité, mais la direction est claire : elles s’orientent vers une vision plus mature de l’IA, définie moins par la nouveauté des contenus que par la responsabilité des résultats.
Partie 3
Comment connecter l’IA entre les équipes et les workflows.
Insight 7
des équipes marketing déclarent que stimuler la croissance du chiffre d’affaires est leur priorité absolue pour 2026.
doivent simultanément améliorer l’efficacité du marketing.
À RETENIR
Les équipes marketing ne sont plus évaluées sur leur seule activité. L’impératif est désormais financier : croissance du chiffre d’affaires, gains d’efficacité et retours mesurables. Le contenu est l’un des leviers les plus directs pour atteindre ces objectifs, et les équipes ont besoin d’une IA qui leur donne un meilleur Contrôle sur la façon dont il est produit, validé, activé et optimisé. C’est précisément ce qui explique pourquoi les informations liées à la mesure et aux performances figurent parmi les capacités d’IA les plus recherchées, et les équipes orientent déjà leurs investissements vers l’adoption de l’IA et une mesure plus robuste. Ce qu’elles attendent de cet investissement, c’est un Contrôle opérationnel sur l’ensemble du workflow de contenu, afin que chaque output puisse être relié à un résultat métier.
Insight 8
La confiance dans le déploiement de l’IA à grande échelle est élevée dans tous les secteurs. Mais dans la pratique, étendre l’IA au-delà des équipes pionnières fait apparaître des points de friction organisationnels autour des workflows, de la gouvernance et de l’accompagnement.
POINT CLÉ
La confiance affichée par la plupart des entreprises quant à la mise à l’échelle de l’IA ne tient pas toujours compte de ce que révèle concrètement cette expansion. À mesure que l’IA s’étend à l’ensemble des équipes, les obstacles majeurs ne sont pas liés à la technologie elle-même. Il s’agit de faiblesses structurelles de longue date — dans les workflows, les processus de validation, la gouvernance et la coordination — que l’IA rend de plus en plus visibles à mesure que les volumes et la complexité augmentent.
Les dirigeants et dirigeantes perçoivent souvent le défi comme un problème de gouvernance et d’infrastructure, tandis que les praticiens et praticiennes ressentent au quotidien les limites d’une influence insuffisante au niveau des équipes. Ces deux lectures sont fondées. La mise à l’échelle de l’IA exige autant de cohérence dans le modèle opérationnel que d’innovation, et les organisations dotées d’une standardisation et d’une coordination solides seront mieux armées pour l’étendre avec moins de points de friction.
Insight 9
recourent à des abonnements individuels.
s’appuient sur des plateformes d’IA à l’échelle de l’entreprise.
POINT CLÉ
À mesure que l’IA s’impose, de nombreuses organisations marketing ne repensent pas leur modèle opérationnel. Elles se contentent d’étendre l’existant et d’intégrer l’IA via les outils déjà en place, de manière individuelle. Cette adoption par la voie de la moindre résistance cantonne l’IA à l’amélioration de workflows isolés, sans véritable connexion entre eux. Résultat : des livrables déconnectés, une gouvernance incohérente et une mesure d’impact difficile. Les organisations qui tireront le meilleur parti de l’IA sont celles qui passeront du simple accès à une véritable orchestration.
Insight 10
Les champions à l’échelle des équipes jouent un rôle concret dans la diffusion de l’IA, bien que leur influence soit souvent modérée plutôt que véritablement transversale.
des organisations estiment que leurs champions de l’IA exercent une forte influence sur de nombreuses équipes.
estiment que ces champions influencent modérément l’adoption de l’IA au-delà de leurs équipes.
À RETENIR
Les champions de l’IA ont émergé naturellement, portés par des équipes qui expérimentent des outils et en démontrent la valeur. Mais cette adoption spontanée se heurte inévitablement à un plafond. Sans soutien systémique pour amplifier leurs signaux, ces champions ne peuvent influencer que la façon dont certaines équipes travaillent, sans transformer le fonctionnement de l’organisation dans son ensemble. Le modèle le plus efficace articule deux niveaux : un sponsor senior qui crée les conditions propices au déploiement de l’IA, et un champion opérationnel qui pilote l’adoption au quotidien. Ensemble, ils comblent l’écart entre influence et impact.
La recherche brosse un tableau cohérent : les investissements augmentent, l’usage de l’IA se généralise et la confiance dans sa mise à l’échelle grandit. Ce qui prend du retard, c’est la capacité à transformer cet élan en une exécution connectée qui se traduit en performance commerciale mesurable.
Cet écart s’explique par trois tensions non résolues.
Le rapport est sans équivoque : la valeur de l’IA dans le marketing ne se mesure pas à la quantité de contenu qu’elle peut générer, mais à la capacité des organisations à l’intégrer dans leurs opérations à grande échelle.
C’est précisément là qu’Adobe GenStudio for Performance Marketing comble cet écart. Conçu pour répondre au rythme et à la complexité du marketing moderne, ses workflows axés sur l’IA relient la rapidité de production de contenu à l’infrastructure d’activation, de mesure et de gouvernance qui en assure la pérennité.
Pour les équipes marketing sous pression, contraintes d’aller plus vite et de démontrer leur impact, cela se traduit par la génération à la demande de variations créatives conformes à la marque, une activation directe sur les canaux payants et propriétaires, et la transformation continue des données de performance en décisions créatives plus éclairées.
Le résultat est un workflow où vitesse et performance se renforcent mutuellement. Les équipes gagnent en précision et en agilité, tout en préservant la cohérence de la marque et la visibilité sur les performances, afin que chaque activité IA se traduise concrètement par un impact métier.
Ce rapport repose sur des recherches menées par Advanis pour le compte d’Adobe entre décembre 2025 et janvier 2026.
Au total, 150 responsables et professionnels du marketing aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en France et en Allemagne ont répondu à cette enquête en ligne.
Tous les sondés ont été présélectionnés afin de garantir leur implication active dans la stratégie marketing ou son exécution au sein de leur organisation.